
Trace / empreinte / marque d’un corps pressé sur une surface
Dans la neige. Sur le sable. Dans la terre mouillée.
Sur ma rétine. Dans mon cœur. Sur une page.
Sur le bord de cette tasse à café…
Je découvre une empreinte.
Une forme en creux ou qui saille, épaisse, fine, ronde, pointue, spiralée…
Je sens, je comprends… C’est un signe ! Quelque chose est passé, s’est posé, là, un instant,
avant de disparaître… Quelque chose qui pesait. Quelque chose qui vivait. Ou qui avait été en vie, un jour.
Sur ma rétine. Dans mon cœur. Sur une page.
Sur le bord de cette tasse à café…
Je découvre une empreinte.
Une forme en creux ou qui saille, épaisse, fine, ronde, pointue, spiralée…
Je sens, je comprends… C’est un signe ! Quelque chose est passé, s’est posé, là, un instant,
avant de disparaître… Quelque chose qui pesait. Quelque chose qui vivait. Ou qui avait été en vie, un jour.
Où est-ce, maintenant ? Est-ce encore vivant ? Si oui, à quoi est-ce que ça peut bien ressembler ? Est-ce différent de moi ? Plus grand ? Dois-je avoir peur ?
L’empreinte est petite : je pose mon pied / ma main / mon doigt dessus pour découvrir que je peux la recouvrir, la détruire, l’effacer, lui substituer la mienne… Je découvre aussi que je peux l’épargner, la préserver. Je me sens fort. Responsable.
L’empreinte est grande : je pose mon pied / ma main / mon doigt dedans, j’en explore les contours de l’intérieur… J’imagine un instant… je deviens… je suis la créature… Non… non… je suis bien trop petit… mon pied / ma main / mon doigt « flottent » dans cette empreinte ; je prends mesure de ma petitesse, de ma différence… De mon existence, malgré tout.
J’ai du respect pour la créature.
J’ai la même impression, mais en bien moins profond, lorsque je pose mon pied / ma main / mon doigt à côté de l’empreinte.
- Il y a les empreintes que je reconnais d’emblée, instinctivement.
- Il y a celles qu’on m’a apprises.
- Celles qu’on me montre sur un écran, toutes aplaties.
- Celles que j’ai vues une fois et que je ne verrai jamais plus.
- Celles que je croise sans les voir, chaque jour.
- Il y a celles qu’on m’a apprises.
- Celles qu’on me montre sur un écran, toutes aplaties.
- Celles que j’ai vues une fois et que je ne verrai jamais plus.
- Celles que je croise sans les voir, chaque jour.

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