Le slam m'est assez étranger ; il me fascine par sa fougue, son énergie et aussi (est-ce lié ?) par son relatif manque d'humour. C'est ce que j'ai essayé de retranscrire ici, en en profitant pour me reposer la question qui tue : "mais pourquoi oui pourquoi écris-tu ?"
Hep ! Blanc-bec !
Pourquoi qu'tu t'astiques
la pointe bic ?
T'as un truc à transmettre ?
Une lueur, cher maître ?
Un point de vue ? Une vision ?
Un paradigme béton ?
Non ?
Hep ! Blanc-bec ! Pourquoi qu'tu t'astiques la pointe bic ?
Hep ! Blanc-bec ! Pourquoi qu'tu t'astiques la pointe bic ?
T'as les nerfs ? T'as la rage ?
T'entres en guerre à chaque page ?
Tu crois encore (rires) que la force du verbe en action
peut nous sortir de notre torpeur notre cocon ?
Non ?
Hep ! Blanc-bec ! Pourquoi qu'tu t'astiques la pointe bic ?
Hep ! Blanc-bec ! Pourquoi qu'tu t'astiques la pointe bic ?
T'as du souffle, en stock ? Un supplément d'âme ?
Du désir, encore ? L'envie d'raviver la flamme ?
De ranimer le beat la pulsation
dans nos coeurs lymphatiques flaccides nos coeurs de moutons ?
Non ?
Ou tu veux juste faire voir
comme y jettent,
tes mignons petits mots de poète ?
Comme elle brille bien
hi-hi, comme elle reluit
à force de la frotter partout, ton ironie ?
Hep ! Blanc-bec ! Pourquoi qu'tu t'astiques la pointe bic ?
Hep ! Blanc-bec ! Pourquoi qu'tu t'astiques la pointe bic ?
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