Ligne 4 (RÉaumur SÉbastopol – Étienne Marcel)
Un black à dreads entre au fond de la rame. Il vient se poster au milieu et se met à «chanter» (psalmodier avec force) :
Les capitales !
Sont cannnnnnnnnnibales !
Crrrruellesmesquineuzéglaciales pour tous ceux qui ont la dalle
Ho Ho Ho Oh ! Ouais, mon ami… Ho ! mon frère d’armes!
Le peuplecigaleest prié fissa d’se fairrrre la malle !
Partout les fourmis - Yeah Yeah ! - nous fo-ont la morale
Les petitsbonzommesgrisaille qui ont emmuraillé leur âme Ho Ho
Les capitales Ôtum’entendsj’espère Ho ! Les capitales
sont crrrruelles mon frère sont devenues cannnnnnnnnnibales !
Sa « chanson » est finie.
Merci, merci à tous, c’était cool… pas désagréable…
Ceux qui veulent donner… Bonheur… Longue vie… Richesse…
Pour les autres : on change rien, hein ! On fait comme d’habitude…
Ceux qui veulent donner… Bonheur… Longue vie… Richesse…
Pour les autres : on change rien, hein ! On fait comme d’habitude…
Il va solliciter les voyageurs en ayant un petit mot pour chacun.
Merci, mec…
Ouais, la miss… franchement pas désagréable…
Pas de problème, colonel, on change rien, c’est nickel, on fait comme d’habitude…
Le métro s’arrête. Il saute hors du train. Quelques secondes après on entend, un peu plus sourd un peu plus loin, puis c’est noyé par les grincements des rames qui repartent
Les capitales ! Sont cannnnnnnnnnnnnibales…

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